L’industrie wallonne, une «locomotive» économique

Le second congrès de la CSC wallonne aborde de très nombreux thèmes dans les lignes de force qui sont discutées et votées. Tous font l’objet d’une préoccupation particulière de la CSC, tous ont été préparés et débattus. Ils ouvrent des pistes de réflexion et d’action pour relever les défis de demain.

L’industrie wallonne, une «locomotive» économique

La CSC wallonne veut soutenir le redéploiement d’une croissance durable, créatrice d’activités et d’emplois de qualité. Ceci passe nécessairement par le soutien à une politique industrielle. Dans une région qui a vu disparaître plusieurs grands fleurons de son industrie, cela peut laisser sceptique… Et pourtant! Aujourd’hui, la part de l’industrie wallonne représente environ 16% du PIB. L’objectif est de la faire passer à 20% à l’horizon 2020 en l’inscrivant dans une dynamique durable et innovante. Pour la CSC wallonne, l’industrie wallonne doit réaffirmer son rôle crucial de locomotive économique (LF 7). La CSC wallonne a toujours affirmé la nécessité d’une politique forte de recherche et d’innovation, d’une formation pointue des jeunes et des travailleurs, et bien sûr d’une concertation sociale forte…
Lors du congrès, elle devra répondre à des questions cruciales: comment susciter un vivier d’entreprises de toutes tailles actives dans des secteurs de pointe, financièrement solides et disposées à entreprendre une démarche de croissance internationale? Comment promouvoir une transition durable de l’économie wallonne porteuse d’emplois de qualité? Les enjeux sont de taille. La CSC wallonne se situe donc à contrepied des stratégies de financiarisation des entreprises qui privilégient la rentabilité (ou plus précisément la création de valeur actionnariale) à court terme; pour elle, la logique industrielle exige de s’inscrire dans le long terme.